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On ne peut juger de la moralité, dès lors qu'on omet de vérifier si le choix délibéré d'un comportement concret est conforme ou contraire à la dignité et à la vocation intégrale de la personne humaine. Jean-Paul II, Veritatis Splendor, 67 |
Que les amis de Dominique Strauss-Kahn, choqués, scandalisés par le traitement qui lui est infligé, viennent le défendre est tout à leur honneur : c’est en de telles circonstances que se reconnaissent les vrais amis. Et pourtant, comment ne pas faire part d’un profond sentiment de malaise ? Certes, Dominique Strauss-Kahn est présumé innocent. Et rien ne justifie qu’il soit traité de la sorte. Mais ce dont il est accusé est un crime. On aurait aimé que les amis de Dominique Strauss-Kahn n’oublient pas cette jeune femme de 32 ans et ce qu’elle dit avoir subi. On aurait aimé qu’ils aient un mot de compassion pour elle. Juste un mot. Il est vrai qu’elle n’est qu’une modeste femme de ménage. Et comme l’a dit élégamment Jack Lang, sur France 2 : «C’est incompréhensible qu’on ne libère pas Dominique Strauss-Kahn, alors qu’il n’y a même pas mort d’homme ! » Non, il y a juste une jeune femme qui dit qu’on l’a violée. Pas grave, n’est-ce pas ?
Je vous renvoie aussi à l'article du père Julien Dupont sur "l'affaire DSK"
A lire ici
Egalement l'article du même journal sur: L'affaire DSK pose la question de la quête de cohérence entre vie privée et vie publique.
Paru le 18/05/11 dans le journal Le Monde: "Une mystérieuse autodestruction".

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