mercredi 18 mai 2011

Les amis de monsieur Strauss-Kahn

On ne peut juger de la moralité, dès lors qu'on omet de 
vérifier si le choix délibéré d'un comportement concret

est conforme ou contraire à la dignité et à la
vocation intégrale de la personne humaine 
Jean-Paul II, Veritatis Splendor, 67
La première prise de conscience et d'action passe par l'information, je vous transmet donc le billet d'Alain Rémond paru dans le journal La-Croix du 18/05/11:
Que les amis de Dominique Strauss-Kahn, choqués, scandalisés par le traitement qui lui est infligé, viennent le défendre est tout à leur honneur : c’est en de telles circonstances que se reconnaissent les vrais amis. Et pourtant, comment ne pas faire part d’un profond sentiment de malaise ? Certes, Dominique Strauss-Kahn est présumé innocent. Et rien ne justifie qu’il soit traité de la sorte. Mais ce dont il est accusé est un crime. On aurait aimé que les amis de Dominique Strauss-Kahn n’oublient pas cette jeune femme de 32 ans et ce qu’elle dit avoir subi. On aurait aimé qu’ils aient un mot de compassion pour elle. Juste un mot. Il est vrai qu’elle n’est qu’une modeste femme de ménage. Et comme l’a dit élégamment Jack Lang, sur France 2 : «C’est incompréhensible qu’on ne libère pas Dominique Strauss-Kahn, alors qu’il n’y a même pas mort d’homme ! » Non, il y a juste une jeune femme qui dit qu’on l’a violée. Pas grave, n’est-ce pas ?


Je vous renvoie aussi à l'article du père Julien Dupont sur "l'affaire DSK"
A lire ici
Egalement l'article du même journal sur: L'affaire DSK pose la question de la quête de cohérence entre vie privée et vie publique.

Paru le 18/05/11 dans le journal Le Monde: "Une mystérieuse autodestruction".

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